Exhibition
in Biel/Bienne / Switzerland
- Daniel Pommereulle: Objet de prémonition, 1974-1975, pot de peinture, roulettes, lames d’acier, feuilles de plomb et peinture, 70 x 70 x 38 cm, Collection particulière, France, Courtesy Galerie Christophe Gaillard, Paris, Photo Rebecca Fanuele, © ADAGP 2023
- Daniel Pommereulle, Sans titre, 1985, verre, colle, silicone, plexiglas, bronze, 70 x 110 x 27 cm, Galerie Christophe Gaillard, Paris, Photo Rebecca Fanuele, © ADAGP 2023
- Daniel Pommereulle: Le Vol de l’Enfant, 1984-1985, Pastel, crayon, encre sur papier, 149 x 270 cm, Collection particulière, France, Courtesy Galerie Christophe Gaillard, Paris, Photo Rebecca Fanuele, © ADAGP 2023
Daniel Pommereulle (1937-2003) war sowohl Maler, Bildhauer, Filmemacher, Performer und Dichter. 1965 war er Teil von Alain Jouffroys Gruppe der “Objecteurs” (mit Arman, Tetsumi Kudo, Jean-Pierre Raynaud und Daniel Spoerri), wodurch er schnell Anschluss an wichtige Akteure der damaligen europäischen Kunst- und Intellektuellenszene fand. Mit seiner Formenvielfalt entwickelte er eine Ästhetik der Gewalt und Grausamkeit, die ebenso von seinen traumatischen Erlebnissen im Algerienkrieg geprägt ist, wie vom surrealistischen Erbe und Gedankengut von Antonin Artaud. Durch Auftritte in Filmen der Nouvelle Vague erlangte Pommereulle auch Bekanntheit im Kino. In Éric Rohmers Film “La Collectionneuse” (1967) präsentierte er sein erstes “Objet Hors Saisie” [Nicht erfassbares Objekt], das er mit der Serie der “Objets de prémonition” [Objekte der Vorahnung] (1975) weiterentwickelte: umgekippte Farbkübel und Bleiskulpturen, die mit Messerklingen und anderen spitzen Objekten versehen sind. Als Künstler merzte er Grenzen aus, war Aktivist während der Mai-68-Revolte und realisierte zwei Filme, wovon er den einen, “Vite” (1969), mit seinen Freunden der “groupe Zanzibar” in der Sahara drehte, bevor er seine künstlerische Praxis für mehrere Jahre bewusst stilllegte.
“Vorausgesetzt, man weiss sie richtig einzusetzen, möchte ich der Wut danken, die jedem von uns innewohnt.” schrieb er 1983 in der Ankündigung seiner grossen Ausstellung von Glasskulpturen in Korea, die er “Ici même l’on respire” betitelte. Die “Wut”, die Gefahr sei der Schatten jedmöglicher Atmung, Emotion. Daniel Pommereulle schuf eine neue Art von Skulptur, die alle Kräfte von Glas, Stein und Eisen nutzt, um “die Energie des Lichts einzufangen” und somit Schärfe und Weichheit, Ruhe und Schwindel zu verbinden.
Zwei grosse Ausstellungen zu Lebzeiten (“Fin de siècle” C.N.A.C. Georges-Pompidou, in Paris 1975 und die Retrospektive in den Museen von Dole und Belfort 1991) verhalfen seinem Werk zu steigender Beachtung und historischer Tragweite. Diese Ausstellung in Biel ist die erste ausserhalb Frankreichs seit bald 40 Jahren und vereint über hundert Werke, davon mehrere noch nie gezeigte. Von den ersten Malereien aus jungen Jahren über seine subversiven “Objets” bis hin zu den schlichten Zeichnungen kurz vor seinem Ableben, sind seine Werke wie “Momente”, die den Weg eines Künstlers nachzeichnen, den seine Recherche stets in Bewegung hielt.
Kuratorin der Ausstellung Armance Léger
Ausstellungsdauer 23.04. – 18.06.2023
Öffnungszeiten Di/Mi/Fr 12 – 18 Uhr, Do 12 – 19 Uhr, Sa 11 – 18 Uhr, Montag und Sonntag geschlossen
Peintre, sculpteur, cinéaste, performeur et poète français, Daniel Pommereulle (1937-2003) a tracé sa propre route. Associé au groupe des “Objecteurs” par Alain Jouffroy en 1965 (avec Arman, Tetsumi Kudo, Jean-Pierre Raynaud et Daniel Spoerri), il se lie rapidement aux acteurs majeurs de la scène artistique et intellectuelle européenne de son temps. Dans la multiplication des formes, il invente une esthétique de la violence et de la cruauté, marquée par son expérience douloureuse de la guerre d’Algérie autant que par l’héritage du surréalisme et la pensée d’Antonin Artaud. Connu au cinéma pour ses apparitions dans les films de la Nouvelle Vague, il présente dans “La Collectionneuse” d’Éric Rohmer (1967) son premier “Objet Hors Saisie” qu’il développera avec la série des “Objets de prémonition” (1975) : des pots de peinture renversés et des sculptures de plomb, armés de lames de couteaux et d’objets tranchants. Artiste de la limite, actif pendant la révolte de Mai 68, Daniel Pommereulle a réalisé deux films, dont “Vite” (1969), tourné au Sahara avec ses amis du “groupe Zanzibar”, avant de cesser volontairement toute pratique artistique pendant plusieurs années.
“À condition toutefois de savoir s’en servir, je tiens à remercier la fureur qui habite chacun de nous.”, écrit-il en 1983 pour annoncer sa grande exposition de sculptures de verre en Corée, qu’il intitule “Ici même l’on respire”. La “fureur”, le danger seraient l’ombre de toute respiration, de toute émotion possible. Daniel Pommereulle forge une sculpture nouvelle: il use de tous les pouvoirs du verre, de la pierre et de l’acier pour ” capter l’énergie de la lumière ” et allier le tranchant à la douceur, le calme au vertige.
Deux grandes expositions de son vivant (” Fin de siècle ” C.N.A.C. Georges-Pompidou, à Paris, en 1975 et la rétrospective des musées de Dole et de Belfort en 1991) participent de l’aura croissante et de la portée historique de son œuvre. Cette nouvelle exposition est la première organisée en dehors de la France depuis près de 40¬ ans et réunit une centaine d’œuvres, dont plusieurs inédites. De ses premières peintures de jeunesse aux dessins épurés qui précèdent sa disparition, en passant par ses objets les plus subversifs, elles sont comme autant de moments pour suivre la trajectoire d’un artiste qui n’a cessé de tenir sa recherche en mouvement.
Curatrice de l’exposition Armance Léger
Durée de l’exposition 23.04. – 18.06.2023
Heures d’ouverture Mardi/Mercredi/Vendredi 12:00 – 18:00, Jeudi 12:00 – 19:00, Samedi 11:00 – 18:00, Lundi & Dimance fermé
Location:
Kunsthaus Centre d’art Pasquart
Seevorstadt 71 Faubourg du Lac
2502 Biel/Bienne
Switzerland



