Exhibition

in Biel/Bienne / Switzerland
19.09.2020 - 22.11.2020 00:00
France-Lise McGurn - Bodytronic

The Scottish artist France-Lise McGurn (b. 1983) paints on canvases as well as directly on the walls of exhibition spaces, often combining the two to create an immersive experience. In her work she draws on a collected archive of images from films, club flyers and magazines, as well as her own experiences, ranging from life in a city, partying and dreams to motherhood and female sexuality. She makes drawings on paper loosely based on these sources, using these as inspiration for the linear forms of figures that drift languidly on abstract areas of wash. “Bodytronic” refers to the rhythmic, the trance and the moving body. Individual body parts float unrestrained across the different surfaces, connecting the canvases with the wall painting they are placed directly on to. The swift brushstrokes and repeated marks spill freely across canvases onto surrounding surfaces, animating the space with suggestions of pleasure, continual motion and the layered quality of contemporary experience. McGurn’s archetypal figures suggest both the distance of city life and the strange intimacy of urban connection.

The multiple sources which McGurn refers to in the initial stages of her work most recently include films of the 70s and 80s, fashion illustration, advertising, pop stars and glamour photography. The generic features of the figures, accentuated by their repetition across the wall paintings, conveys a sense of intimacy or familiarity open to multiple readings. She also is inspired by people she encounters, studying their movements, mannerisms and hand gestures.

France-Lise McGurn’s paintings are made with oil, acrylic, spray paint and marker. Their subject is predominantly the female figure, depicted in multiple, often overtly sexual poses that play with image, identity and desire. At once remote and intimate, inviting and aloof, they imply relationships to one another and challenge or flirt with the viewer. Their abandon and energy are heightened by the vivaciousness and fluid movement of McGurn’s drawing, as well as the contrast between the sensual illustration style in which the figures are depicted and the gestural abstract areas of pastel or chemical looking colours. This pictorial strategy allows the figures their essential ambiguity: although highly contemporary, they resemble classical archetypes or recall familiar styles such as the boyish poise of figures from the Art Deco period.

Most of the work shown in the exhibition was produced during the COVID-19 lockdown. This caused the artist to reflect differently on the principal themes in her work. The experience of being surrounded by bodies, whether through walls, in bed or in the street, has always been the starting point for McGurn’s practice, while the party theme that recurs in her paintings is not directly depicted but rather invoked as the sensation of other people’s proximity. However, confinement has highlighted for her the gap between private and public lives, specifically the response to certain kinds of behaviour depending on the time of the day. Her interest in aspects of nightlife, such as partying, sleep, sex or insomnia, is based on how we are determined by social structures. The repetition in McGurn’s work reflects this cycle of day and night in a form of time collapse, with the figures sometimes appearing twice.

The wall painting in the exhibition will extend across four rooms in the contemporary extension of the Kunsthaus, totalling around 400m2. As with all her murals, this will not be planned in advance. An initial sketching out on the wall will be followed by numerous more detailed configurations and the re-working of areas to link the rooms. Superimposed on the wall painting will not only be canvases, but also a selection of France-Lise McGurn’s drawings and neon works. The latter began with a commission for a bar in her hometown of Glasgow, which inspired her to make a group of neons, essentially another form of line drawing. For the framed works on paper, the artist continues the painting onto the glass, paralleling the ways in which the exuberant spilled image unites wall and canvas.

Curator of the exhibition Felicity Lunn, director Kunsthaus Pasquart

A publication accompanying the exhibition with texts by Michael Bracewell and Felicity Lunn will be published by the Verlag für moderne Kunst (ENG / DT / FR).

Opening hours Wed-Fri 12 – 6 pm, Thur 12 – 8 pm, Sat/Sun 11 am – 6 pm

L’artiste écossaise France-Lise McGurn (*1983, GB) peint à la fois sur la toile et directement sur les murs, les sols et les plafonds des espaces d’exposition, combinant souvent les deux pour créer une expérience immersive. Dans son travail, elle s’appuie sur des archives d’images tirées de films, de magazines ou de flyers de discothèques ainsi que sur ses propres expériences: la vie en ville, les fêtes et les rêves, mais aussi la maternité et la sexualité féminine. En s’inspirant librement de ces sources, elle réalise des esquisses sur papier composées de figures aux formes linéaires qui dérivent nonchalamment vers des taches de couleur diluées. “Bodytronic” fait référence à la rythmique, à la transe et au corps en mouvement. Des éléments corporels isolés flottent subtilement sur la surface et relient la peinture murale avec les toiles directement apposées sur la paroi. Les coups de pinceau rapides et les plages de couleur rythmées se répandent librement sur les tableaux et les surfaces environnantes. Ils animent l’espace en suggérant des plaisirs, des mouvements continus et la nature multidimensionnelle de l’expérience contemporaine. Les figures archétypales de McGurn évoquent à la fois l’anonymat de la vie en ville et l’étrange intimité de la proximité urbaine.

Dans les premières étapes de son travail, McGurn se réfère à de multiples sources qui comprennent depuis peu les films des années 1970 et 1980, l’illustration de mode, la publicité, les pop stars et la photographie glamour. Les caractéristiques génériques de ses personnages, accentuées par leur répétition sur les peintures murales, transmettent un sentiment d’intimité ou de familiarité ouvert à de multiples interprétations. L’artiste s’inspire également des personnes qu’elle rencontre, de leurs mouvements, leurs manières et la gestualité de leurs mains.

Pour réaliser ses peintures, France-Lise McGurn utilise de la peinture à l’huile, de l’acrylique, de la peinture aérosol et des marqueurs. Leur sujet est principalement la figure féminine qu’elle représente dans de multiples poses, souvent ouvertement sexuelles, jouant ainsi avec l’image, l’identité et le désir. À la fois distantes et intimes, chaleureuses et réservées, elles nouent des relations entre elles et interpellent ou flirtent avec le spectateur. Leur abandon et leur énergie sont renforcés par la vivacité et le mouvement fluide du dessin de McGurn, ainsi que par le contraste entre le style d’illustration sensuel dans lequel les figures sont représentées et les zones abstraites et mouvantes composées de couleurs aux tonalités pastelles ou chimiques. Cette stratégie picturale confère aux figures leur ambiguïté essentielle: bien que très contemporaines, elles ressemblent à des archétypes classiques ou rappellent des styles bien connus comme l’attitude garçonne des figures de l’Art déco.

La plupart des œuvres présentées dans l’exposition ont été produites pendant le confinement dû à la pandémie de COVID-19. L’artiste a été ainsi amenée à réfléchir différemment sur les principaux thèmes de son travail. La relation au corps d’autrui, que ce soit à travers les murs, au lit ou dans la rue, a toujours été le point de départ de la pratique de McGurn. Le thème de la fête, récurrent dans ses peintures n’est ainsi pas directement représenté mais plutôt évoqué pour exprimer la sensation de proximité aux autres. Cependant, le confinement a mis en évidence pour l’artiste l’écart entre vie privée et vie publique, notamment la réaction à certains comportements en fonction du moment de la journée. Son intérêt pour les aspects de la vie nocturne, tels que la fête, le sommeil, le sexe ou l’insomnie, se fonde sur la façon dont nous sommes déterminés par les structures sociales. La dimension répétitive dans les travaux de McGurn reflète le cycle du jour et de la nuit dans une forme d’effondrement du temps, avec des figures apparaissant parfois deux fois.

La peinture murale de l’exposition s’étendra sur quatre salles du nouveau bâtiment du Centre d’art qui totalise environ 400m2. Comme pour toutes les fresques murales de McGurn, celle-ci ne sera pas planifiée à l’avance. Une première esquisse sur le mur sera directement suivie de nombreux dessins plus détaillés ainsi que d’autres remaniements des surfaces pour relier les salles entre elles. Sur la peinture murale seront superposées des toiles, mais aussi une sélection de dessins et d’œuvres en néon de France-Lise McGurn. En effet, après avoir réalisé une commande pour un bar de Glasgow, sa ville natale, l’artiste a par la suite créé plusieurs œuvres en néon, médium qui s’apparente essentiellement à une forme de dessin au trait. Pour les œuvres sur papier encadrées, McGurn peint également sur le verre, réalisant un parallèle avec la manière dont l’image exubérante projetée sur le mur s’unit avec la toile.

Commissaire de l’exposition Felicity Lunn, directrice Centre d’artPasquart

Une publication riche en illustrations avec des textes de Michael Bracewell et Felicity Lunn paraît aux éditions Verlag für moderne Kunst (ENG / DT / FR).

Heures d’ouverture Mercredi 12:00 – 18:00, Jeudi 12:00 – 20:00, Vendredi 12:00 – 18:00, Samedi / Dimanche 11:00 – 18:00

Die schottische Künstlerin France-Lise McGurn (*1983, GB) malt auf Leinwand und direkt auf Wände, Böden wie Decken von Ausstellungsräumen und verbindet beides oft zu einem vereinnahmenden Erlebnis. Für ihre künstlerische Arbeit greift sie auf ein gesammeltes Archiv von Bildern aus Filmen, Club-Flyern und Magazinen sowie auf ihre eigenen Erfahrungen zurück, die vom Leben in einer Stadt, von Partys und Träumen bis hin zu Mutterschaft und weiblicher Sexualität reichen. Diese losen Quellen dienen der Künstlerin als Inspiration für ihre Skizzen auf Papier. “Bodytronic” verweist auf das Rhythmische, die Trance und den bewegenden Körper. Auf den Wänden formieren sich Linien zu Figuren, welche sich lässig auf den verwaschenen abstrakten Farbfeldern herumtreiben. Einzelne Körperteile schweben ungezwungen über die Oberfläche und kombinieren gehängte Leinwände mit Wandmalerei. Die schnellen Pinselstriche und wiederkehrenden Farbflecken setzen sich über die Leinwände hinweg und verteilen sich frei auf die umgebenden Flächen. Sie beleben den Raum mit Suggestionen von Lust, ständiger Bewegung und der vielschichtigen Beschaffenheit zeitgenössischer Erfahrung. McGurns archetypische Figuren deuten auf die Anonymität des Stadtlebens und gleichzeitig auf eine seltsame Intimität urbaner Nähe.

McGurn bezieht sich seit den Anfängen ihres Schaffens auf die verschiedensten Quellen, dazu gehören in jüngster Zeit Filme der 70er und 80er Jahre, Modeillustrationen, Werbung, Popstars und Glamour-Fotografie. Die allgemeingültigen Merkmale der Figuren werden durch ihre malerische Wiederholung betont und vermitteln ein Gefühl von Vertrautheit oder Intimität, welches vielseitige Lesearten zulässt. Die Künstlerin findet ihre Inspiration aber auch bei Menschen, denen sie begegnet ist, ihren Bewegungen, Manierismen und Handgesten.

Die Malerei von France-Lise McGurn entsteht mit Öl, Acryl, Sprühfarbe und Marker. Ihr Thema ist vornehmlich die weibliche Figur, die sie in vielfältigen, häufig explizit sexuellen Posen darstellt und so mit Abbild, Identität und Begehren spielt. Gleichzeitig distanziert und intim, einladend und abweisend, implizieren sie Beziehungen zueinander und fordern die Betrachter*innen provozierend oder aufreizend heraus. Ihre Ungezwungenheit und Energie werden durch die Lebendigkeit und fliessende Bewegung von McGurns Zeichnung sowie durch den Kontrast zwischen dem sinnlichen Illustrationsstil, in dem die Figuren ausgeführt sind, und den gestisch abstrakten Flächen aus Pastell oder chemisch anmutenden Farben verstärkt. Diese malerische Strategie verleiht den Figuren ihre essentielle Mehrdeutigkeit: Obwohl sie sehr zeitgenössisch sind, ähneln sie klassischen Archetypen oder erinnern an bekannte Stile wie die knabenhafte Haltung der Figuren aus der Zeit des Art Déco.

Die meisten der in der Ausstellung gezeigten Arbeiten wurden während des COVID-19-Lockdowns produziert. Dieser veranlasste die Künstlerin dazu, auf verschiedene Weise über die Hauptthemen in ihrem Werk zu reflektieren. Die Erfahrung, von anderen Körpern umgeben zu sein, sei es durch Wände hindurch, im Bett oder auf der Strasse, war stets der Ausgangspunkt für McGurns Praxis, während das Partythema, das in ihren Bildern immer wieder auftaucht, nicht direkt dargestellt, sondern vielmehr als das Gefühl der Nähe zu anderen Menschen hervorgerufen wird. Das Eingeschlossensein hat ihr hingegen die Kluft zwischen privatem und öffentlichem Leben vor Augen geführt, insbesondere die Reaktion auf bestimmte Verhaltensweisen, die von der Tageszeit abhängig sind. Ihr Interesse an Aspekten des Nachtlebens wie Feiern, Schlaf, Sex oder Schlaflosigkeit beruht darauf, wie wir von sozialen Strukturen bestimmt werden. Die Wiederholung in McGurns Arbeiten spiegelt diesen Zyklus von Tag und Nacht in einer Form eines zeitlichen Kollapses wider, wobei die Figuren manchmal zweifach erscheinen.

Das Wandgemälde für die Ausstellung wird sich über vier Räume im Neubau des Kunsthauses mit einer Gesamtfläche von rund 400 m2 erstrecken. Wie alle ihre Wandmalereien wird auch diese nicht im Voraus geplant. Einer ersten freihändigen Skizze an der Wand folgen zahlreiche detailliertere Ausgestaltungen und die Überarbeitung von Flächen, um die Räume zu verbinden. Über die Wandmalerei werden danach nicht nur Leinwände gehängt, sondern auch eine Auswahl von Zeichnungen und Neonarbeiten. Mit Letzteren begann France-Lise McGurn aufgrund eines Auftrags für eine Bar in ihrer Heimatstadt Glasgow, der sie zu einer Gruppe von Neonröhren inspirierte – im Grunde eine andere Form der Linienzeichnung. Bei den gerahmten Arbeiten auf Papier setzt die Künstlerin die Malerei auf der Verglasung fort, ähnlich der Art und Weise, in der sie mit dem lebendigen und ausufernden Bild Wand und Leinwand vereint.

Kuratorin der Ausstellung Felicity Lunn, Direktorin Kunsthaus Pasquart

Zur Ausstellung erscheint eine reich bebilderte Publikation mit Texten von Michael Bracewell und Felicity Lunn im Verlag für moderne Kunst (ENG / DT / FR).

Öffnungszeiten Mi-Fr 12 – 18 Uhr, Do 12 – 20 Uhr, Sa/So 11 – 18 Uhr

www.pasquart.ch

Location:
Kunsthaus Centre d’art Pasquart
Seevorstadt 71 Faubourg du Lac
2502 Biel/Bienne
Switzerland

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